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Voitures de société : guide pour optimiser votre flotte

admin 26 février 2026 0 Comments

Une voiture de société est un outil de travail mis à la disposition des collaborateurs. Derrière cette définition se cachent deux réalités distinctes, avec des conséquences sur les finances de l’entreprise et la fiche de paie du salarié.

Les voitures de société : un enjeu stratégique

Les voitures de société permettent aux équipes d'être sur le terrain. Une flotte automobile est un actif qui demande une gestion à la croisée de la finance, des ressources humaines et de la réglementation. Un parc automobile est un poste de coût, mais aussi un levier de performance. La composition de la flotte, le choix des modèles ou les règles d'utilisation impactent l'efficacité des équipes.

Voiture de fonction ou de service

Il existe une distinction fondamentale. Le choix entre ces deux options modifie l'usage autorisé et la fiscalité.

  • La voiture de service : Elle est à 100 % pour un usage professionnel. Le collaborateur l’utilise pour ses rendez-vous et ses tournées. Le soir, elle retourne au parking de l’entreprise.

  • La voiture de fonction : Le salarié peut s’en servir pour ses déplacements professionnels et pour sa vie privée. Cette flexibilité est considérée comme un avantage en nature, soumis aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.

Cette différence influence le calcul des charges et votre marque employeur.

La gestion d'une flotte automobile est un outil stratégique pour attirer et fidéliser les collaborateurs tout en maîtrisant les coûts.

Le cadre fiscal et réglementaire

Gérer une flotte de voitures de société implique de naviguer dans un cadre légal et fiscal. Chaque véhicule, acheté, loué ou utilisé, entraîne des obligations qui pèsent dans le budget. La fiscalité automobile est un ensemble de taxes et de mécanismes. Il faut connaître les différentes impositions.

Les taxes sur les véhicules de société

Depuis le 1er janvier 2022, la TVS (Taxe sur les Véhicules de Société) a été remplacée par deux taxes annuelles pour les voitures particulières que votre entreprise possède ou loue.

  • La taxe annuelle sur les émissions de CO₂ : Le calcul suit un barème progressif. Moins le véhicule émet de dioxyde de carbone, moins la taxe est élevée.

  • La taxe annuelle sur l'ancienneté du véhicule : Elle prend en compte la date de première mise en circulation et le type de moteur.

Pour en savoir plus, consultez ce guide sur tout savoir sur la fiscalité automobile.

L'avantage en nature

Lorsqu'un collaborateur utilise sa voiture de fonction pour ses déplacements privés, l'administration fiscale considère cela comme un avantage en nature (AEN). C'est un complément de salaire ajouté à son brut et soumis aux cotisations sociales côté employeur, et à l'impôt sur le revenu côté salarié.

Deux méthodes existent pour l'évaluer : au forfait ou au réel. Le choix a un impact sur la fiche de paie et les charges.

L'amortissement non déductible (AND)

Si vous achetez vos véhicules, vous pouvez les amortir. La déduction fiscale de cet amortissement est plafonnée. La part non déductible, l'amortissement non déductible (AND), doit être réintégrée dans le résultat fiscal. Ce plafond dépend des émissions de CO₂ du véhicule.

La loi LOM

La Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) impose aux entreprises gérant plus de 100 véhicules des quotas pour le renouvellement de leur parc avec des véhicules à faibles émissions (VFE).

Depuis 2024, 20 % des renouvellements doivent concerner des VFE. Ce sera 40 % en 2027, puis 70 % en 2030.

Cette loi oblige à planifier l'intégration de modèles électriques ou hybrides rechargeables.

Maîtriser le coût total de possession de votre flotte

Se fier au prix d’achat ou au loyer pour juger du coût d’une voiture de société est une erreur. La gestion de flotte repose sur le coût total de possession, ou TCO (Total Cost of Ownership). Cet indicateur représente la somme de toutes les dépenses liées à un véhicule pendant sa période d'utilisation.

Décomposer le TCO

Le TCO est un agrégat de plusieurs postes de dépenses. Voici les principaux éléments :

  • Le financement : L'amortissement pour un achat ou les loyers en LLD/LOA.

  • La fiscalité : Les taxes annuelles, le malus écologique et l'impact de l'AND.

  • L'énergie : Les dépenses en carburant ou en électricité.

  • L'entretien et les réparations : Les révisions, les pneus et les réparations imprévues.

  • L'assurance : Elle varie selon le modèle, l'usage et la sinistralité.

D'autres frais existent comme la gestion administrative ou la dépréciation. Pour mieux comprendre comment optimiser le TCO d'une flotte automobile, une analyse de chaque poste s'impose.

L'impact des choix sur le TCO

Chaque décision a une conséquence sur le TCO. Le choix de la motorisation est un levier.

Comparaison du TCO pour trois types de motorisations

Ce tableau illustre le TCO sur 48 mois pour un véhicule thermique, hybride rechargeable et électrique.

Poste de coûtVéhicule thermique (Diesel)Véhicule hybride rechargeableVéhicule électrique
Financement (Loyers)24 000 €28 800 €31 200 €
Fiscalité (Taxes, AND)6 000 €1 200 €0 €
Énergie (Carburant/Électricité)9 600 €4 800 €3 200 €
Entretien & Pneus3 200 €2 800 €2 000 €
Valeur Résiduelle-9 600 €-12 000 €-14 400 €
TCO sur 48 mois33 200 €25 600 €22 000 €

Note : Ces chiffres sont des estimations et peuvent varier.

Malgré un loyer plus élevé, le véhicule électrique présente le TCO le plus bas grâce à une fiscalité nulle et des coûts d'énergie et d'entretien inférieurs.

Le calcul du TCO change la perspective. Il s'agit de choisir le véhicule qui coûtera le moins cher sur sa durée de vie dans l'entreprise.

Mettre en place une stratégie d'électrification de flotte

Un homme utilise son téléphone près de bornes de recharge pour véhicules électriques, avec des voitures garées.

La transition vers une flotte de voitures de société électriques est une transformation pour les entreprises. Poussée par la réglementation et la RSE, cette démarche change la gestion de parc. Ce projet touche à l'organisation, aux coûts et aux habitudes.

Analyser les usages

Il faut analyser les besoins des conducteurs. L'autonomie est un facteur clé.

  • Grands rouleurs : Ils auront besoin de modèles avec une autonomie élevée et un accès à la recharge rapide.

  • Trajets urbains et périurbains : Des modèles à l'autonomie standard peuvent suffire, avec une recharge nocturne.

  • Véhicules de service en pool : Il faut garantir une disponibilité et un niveau de charge suffisants avec des bornes dédiées.

Planifier l'infrastructure de recharge

Une stratégie de recharge est cruciale.

La recharge au domicile du collaborateur est une solution efficace. L'entreprise peut prendre en charge l'installation de la borne.

La recharge au bureau est nécessaire pour les véhicules de service et les salariés ne pouvant pas installer de borne chez eux.

L'accès aux bornes publiques est une option pour les longs trajets.

La réussite de votre transition électrique repose sur l'écosystème de recharge.

Accompagner le changement

L'accompagnement des conducteurs est une étape à ne pas négliger. Pour mieux appréhender les enjeux de l'électrification des flottes automobiles, la communication et la formation sont essentielles. Il faut former les collaborateurs à l'éco-conduite et à la recharge. Le pilotage de la flotte électrique exige aussi des outils adaptés pour suivre la consommation d'énergie, l'historique des recharges et l'état de la batterie.


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