Électrifier une flotte automobile est un levier. La loi LOM impose des obligations et les attentes en matière de RSE augmentent. Passer à la voiture électrique en entreprise permet de répondre à ces enjeux, de réduire une empreinte carbone et d'optimiser des coûts.
Pourquoi passer à la voiture électrique en entreprise
La bascule vers une flotte de véhicules électriques est une décision poussée par un contexte réglementaire et économique qui modifie la gestion de parc automobile.
La Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) est un moteur de cette transformation. Pour les entreprises gérant plus de 100 véhicules, ce texte impose des quotas de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement du parc.
Les échéances fixées par la loi sont :
20 % du renouvellement depuis le 1er janvier 2024.
40 % du renouvellement à partir du 1er janvier 2027.
70 % du renouvellement à partir du 1er janvier 2030.
Cette feuille de route réglementaire impose de penser la composition de la flotte sur le moyen et long terme.
Les enjeux pour les entreprises
Au-delà de la conformité légale, la voiture électrique en entreprise présente des opportunités. L'optimisation des coûts opérationnels, sur les postes de l'énergie et de la maintenance, est plus basse qu'avec le thermique.
Le coût total de possession (TCO) est l'indicateur principal. Il s'agit de regarder le coût global : aides à l'acquisition, coût de l'énergie, entretien, fiscalité et valeur de revente du véhicule.
Une transition préparée transforme une contrainte réglementaire en opportunité. Cela exige une analyse pour faire converger les objectifs financiers, opérationnels et environnementaux.
L'électrification a un impact sur l'image de marque. Adopter une flotte de véhicules électriques ancre l'engagement de l'entreprise dans une démarche de responsabilité sociétale.
Analyser le coût total de possession (TCO)
Le TCO (Total Cost of Ownership) est un indicateur pour juger de la rentabilité d'une voiture électrique en entreprise. Son rôle est de dépasser le prix d'achat.
Le TCO calcule l'ensemble des dépenses liées à un véhicule tout au long de sa vie dans un parc, de son achat à sa revente. Cette approche permet une comparaison entre un modèle électrique et son équivalent thermique.
Le TCO met en lumière des coûts de fonctionnement plus faibles qui inversent la tendance.
Décomposition des coûts
Il faut décortiquer tous les postes de dépenses.
Le prix d’acquisition : Le coût initial est allégé par les aides gouvernementales.
Les coûts énergétiques : Le coût de la recharge électrique est plus stable et moins coûteux que le carburant.
Les frais de maintenance : Un moteur électrique a moins de pièces en mouvement. Les passages à l'atelier sont moins fréquents et les factures d'entretien allégées.
La fiscalité : Le véhicule électrique profite d'une exonération de la taxe sur les véhicules de société et d'un calcul favorable des avantages en nature.
La valeur résiduelle : C’est le prix de revente du véhicule. Une valeur résiduelle a un impact sur le coût final de détention.
Un TCO calculé montre que l'investissement initial d'un véhicule électrique est souvent amorti par les économies réalisées sur 3 à 4 ans.
L'ensemble de ces facteurs permet de construire une vision économique et de prendre des décisions. Pour plus d'information, consultez notre explication sur le calcul du Total Cost of Ownership.
Maîtriser le cadre réglementaire et les aides financières
Passer sa flotte à l'électrique est une démarche encadrée par la loi et encouragée par des aides. La Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) impose aux entreprises qui gèrent plus de 100 véhicules de respecter des quotas de renouvellement avec des modèles à faibles émissions.
Le calendrier est :
Depuis le 1er janvier 2024 : 20 % des renouvellements doivent être des VFE.
À partir du 1er janvier 2027 : le seuil sera à 40 %.
Dès le 1er janvier 2030 : ce sera 70 % de la flotte renouvelée.
Identifier les aides financières disponibles
Plusieurs leviers financiers existent. La prime à la conversion est une aide pour remplacer un véhicule thermique par un modèle électrique, neuf ou d'occasion. S'ajoutent des avantages fiscaux comme l'exonération de la taxe annuelle sur les émissions de CO2.
Le prix d'achat de l'électrique est plus élevé, mais ses coûts de fonctionnement (énergie, entretien) sont plus faibles et compensent l'investissement initial.
Le programme Advenir peut financer une partie de l'installation de bornes de recharge sur le parking de l'entreprise. Pour approfondir le sujet fiscal, notre guide sur le calcul de l'avantage en nature pour un véhicule électrique est disponible.
Planifier l'infrastructure de recharge
L'infrastructure de recharge est un élément central d'une flotte électrique. L'enjeu est de concevoir un système qui garantit que chaque voiture est prête à partir.
L'analyse des habitudes des collaborateurs est un point de départ. La question est : où et quand les véhicules stationnent-ils ? Au siège, dans des agences, ou au domicile des conducteurs ?
La réponse détermine le nombre de bornes et leurs emplacements. Cette planification est devenue importante avec l'accélération de l'électrique en France. Fin 2024, le parc comptait 1,3 million de véhicules électriques.
Dimensionner les installations
Le choix des bornes dépend de la vitesse de recharge. Pour les véhicules qui passent la nuit au dépôt, une recharge lente ou normale est suffisante. Pour assurer une rotation des véhicules durant la journée, une recharge accélérée est utile.
Deux types de bornes existent :
Les bornes AC (courant alternatif) : Avec des puissances de 7 kW à 22 kW, elles conviennent pour une recharge sur le lieu de travail ou au domicile.
Les bornes DC (courant continu) : Plus puissantes, elles permettent une recharge rapide, mais leur coût d'installation et d'utilisation est plus élevé.
Le coût d'installation varie selon la puissance et la configuration du site. Il faut anticiper les travaux de génie civil et de raccordement électrique.
Une infrastructure dimensionnée assure la disponibilité des véhicules et évite des investissements. L'analyse des données de roulage est un préalable pour définir la stratégie de recharge.
Piloter la flotte électrique avec un logiciel adapté
Gérer une flotte électrique implique de nouvelles variables. Un suivi de ces indicateurs est utile pour garantir que chaque voiture électrique est prête à rouler et que les coûts sont maîtrisés.
Une plateforme centralisée collecte les données du parc et les transforme en tableaux de bord pour aider à la prise de décision.
Centraliser pour optimiser
Un logiciel spécialisé donne une vision en temps réel des données des véhicules électriques.
État de charge (SoC) : Connaître en direct l'état de la batterie de chaque véhicule.
Planification des recharges : Organiser les sessions de charge pour profiter des tarifs en heures creuses.
Suivi des coûts énergétiques : Analyser la consommation en kWh et les dépenses pour identifier des économies.
Indicateurs de performance : Mesurer l'efficacité, comme le nombre de kWh consommés pour parcourir 100 km.
En centralisant les données, on automatise une partie de la gestion. On s'assure de la conformité à la réglementation et on prend des décisions pour continuer à faire baisser le TCO.
Pour en savoir plus, découvrez notre guide sur le logiciel de gestion de flotte automobile.
Pour optimiser la gestion de votre parc et votre transition vers la voiture électrique d'entreprise, la solution de Drivein centralise vos données pour un pilotage de votre TCO. Découvrez comment Drivein peut vous accompagner.
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Voiture électrique entreprise : guide pour la transition
Électrifier une flotte automobile est un levier. La loi LOM impose des obligations et les attentes en matière de RSE augmentent. Passer à la voiture électrique en entreprise permet de répondre à ces enjeux, de réduire une empreinte carbone et d'optimiser des coûts.
Pourquoi passer à la voiture électrique en entreprise
La bascule vers une flotte de véhicules électriques est une décision poussée par un contexte réglementaire et économique qui modifie la gestion de parc automobile.
La Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) est un moteur de cette transformation. Pour les entreprises gérant plus de 100 véhicules, ce texte impose des quotas de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement du parc.
Les échéances fixées par la loi sont :
20 % du renouvellement depuis le 1er janvier 2024.
40 % du renouvellement à partir du 1er janvier 2027.
70 % du renouvellement à partir du 1er janvier 2030.
Cette feuille de route réglementaire impose de penser la composition de la flotte sur le moyen et long terme.
Les enjeux pour les entreprises
Au-delà de la conformité légale, la voiture électrique en entreprise présente des opportunités. L'optimisation des coûts opérationnels, sur les postes de l'énergie et de la maintenance, est plus basse qu'avec le thermique.
Le coût total de possession (TCO) est l'indicateur principal. Il s'agit de regarder le coût global : aides à l'acquisition, coût de l'énergie, entretien, fiscalité et valeur de revente du véhicule.
Une transition préparée transforme une contrainte réglementaire en opportunité. Cela exige une analyse pour faire converger les objectifs financiers, opérationnels et environnementaux.
L'électrification a un impact sur l'image de marque. Adopter une flotte de véhicules électriques ancre l'engagement de l'entreprise dans une démarche de responsabilité sociétale.
Analyser le coût total de possession (TCO)
Le TCO (Total Cost of Ownership) est un indicateur pour juger de la rentabilité d'une voiture électrique en entreprise. Son rôle est de dépasser le prix d'achat.
Le TCO calcule l'ensemble des dépenses liées à un véhicule tout au long de sa vie dans un parc, de son achat à sa revente. Cette approche permet une comparaison entre un modèle électrique et son équivalent thermique.
Le TCO met en lumière des coûts de fonctionnement plus faibles qui inversent la tendance.
Décomposition des coûts
Il faut décortiquer tous les postes de dépenses.
Le prix d’acquisition : Le coût initial est allégé par les aides gouvernementales.
Les coûts énergétiques : Le coût de la recharge électrique est plus stable et moins coûteux que le carburant.
Les frais de maintenance : Un moteur électrique a moins de pièces en mouvement. Les passages à l'atelier sont moins fréquents et les factures d'entretien allégées.
La fiscalité : Le véhicule électrique profite d'une exonération de la taxe sur les véhicules de société et d'un calcul favorable des avantages en nature.
La valeur résiduelle : C’est le prix de revente du véhicule. Une valeur résiduelle a un impact sur le coût final de détention.
Un TCO calculé montre que l'investissement initial d'un véhicule électrique est souvent amorti par les économies réalisées sur 3 à 4 ans.
L'ensemble de ces facteurs permet de construire une vision économique et de prendre des décisions. Pour plus d'information, consultez notre explication sur le calcul du Total Cost of Ownership.
Maîtriser le cadre réglementaire et les aides financières
Passer sa flotte à l'électrique est une démarche encadrée par la loi et encouragée par des aides. La Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) impose aux entreprises qui gèrent plus de 100 véhicules de respecter des quotas de renouvellement avec des modèles à faibles émissions.
Le calendrier est :
Depuis le 1er janvier 2024 : 20 % des renouvellements doivent être des VFE.
À partir du 1er janvier 2027 : le seuil sera à 40 %.
Dès le 1er janvier 2030 : ce sera 70 % de la flotte renouvelée.
Identifier les aides financières disponibles
Plusieurs leviers financiers existent. La prime à la conversion est une aide pour remplacer un véhicule thermique par un modèle électrique, neuf ou d'occasion. S'ajoutent des avantages fiscaux comme l'exonération de la taxe annuelle sur les émissions de CO2.
Le prix d'achat de l'électrique est plus élevé, mais ses coûts de fonctionnement (énergie, entretien) sont plus faibles et compensent l'investissement initial.
Le programme Advenir peut financer une partie de l'installation de bornes de recharge sur le parking de l'entreprise. Pour approfondir le sujet fiscal, notre guide sur le calcul de l'avantage en nature pour un véhicule électrique est disponible.
Planifier l'infrastructure de recharge
L'infrastructure de recharge est un élément central d'une flotte électrique. L'enjeu est de concevoir un système qui garantit que chaque voiture est prête à partir.
L'analyse des habitudes des collaborateurs est un point de départ. La question est : où et quand les véhicules stationnent-ils ? Au siège, dans des agences, ou au domicile des conducteurs ?
La réponse détermine le nombre de bornes et leurs emplacements. Cette planification est devenue importante avec l'accélération de l'électrique en France. Fin 2024, le parc comptait 1,3 million de véhicules électriques.
Dimensionner les installations
Le choix des bornes dépend de la vitesse de recharge. Pour les véhicules qui passent la nuit au dépôt, une recharge lente ou normale est suffisante. Pour assurer une rotation des véhicules durant la journée, une recharge accélérée est utile.
Deux types de bornes existent :
Les bornes AC (courant alternatif) : Avec des puissances de 7 kW à 22 kW, elles conviennent pour une recharge sur le lieu de travail ou au domicile.
Les bornes DC (courant continu) : Plus puissantes, elles permettent une recharge rapide, mais leur coût d'installation et d'utilisation est plus élevé.
Le coût d'installation varie selon la puissance et la configuration du site. Il faut anticiper les travaux de génie civil et de raccordement électrique.
Une infrastructure dimensionnée assure la disponibilité des véhicules et évite des investissements. L'analyse des données de roulage est un préalable pour définir la stratégie de recharge.
Piloter la flotte électrique avec un logiciel adapté
Gérer une flotte électrique implique de nouvelles variables. Un suivi de ces indicateurs est utile pour garantir que chaque voiture électrique est prête à rouler et que les coûts sont maîtrisés.
Une plateforme centralisée collecte les données du parc et les transforme en tableaux de bord pour aider à la prise de décision.
Centraliser pour optimiser
Un logiciel spécialisé donne une vision en temps réel des données des véhicules électriques.
État de charge (SoC) : Connaître en direct l'état de la batterie de chaque véhicule.
Planification des recharges : Organiser les sessions de charge pour profiter des tarifs en heures creuses.
Suivi des coûts énergétiques : Analyser la consommation en kWh et les dépenses pour identifier des économies.
Indicateurs de performance : Mesurer l'efficacité, comme le nombre de kWh consommés pour parcourir 100 km.
En centralisant les données, on automatise une partie de la gestion. On s'assure de la conformité à la réglementation et on prend des décisions pour continuer à faire baisser le TCO.
Pour en savoir plus, découvrez notre guide sur le logiciel de gestion de flotte automobile.
Pour optimiser la gestion de votre parc et votre transition vers la voiture électrique d'entreprise, la solution de Drivein centralise vos données pour un pilotage de votre TCO. Découvrez comment Drivein peut vous accompagner.
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